DOULEUR & DÉSESPOIR CHEZ JÉRÉMIE: LA MÉTAPHORE DU TRIBUNAL
Chaque personne a sa limite. Tout le monde est vulnérable à la détresse psychologique et peut parfois remettre en question la bonté de Dieu et même se demander si la vie vaut la peine d’être vécue. Jérémie, pour sa part, connaissait très bien la douleur émotionnelle et spirituelle. Son langage ressemble parfois à celui de Job (comparez Jér. 20, 13-18 avec Job 3, 1-16). Je crois que le ton « douloureux » des écrits de Jérémie est bien celui d’un prédicateur épuisé, un messager qui est au bout du rouleau. [1] Pensez-y – Jérémie a passé 40 ans à avertir ses contemporains (en vain) du désastre imminent, après quoi la ville de Jérusalem et le Temple ont été détruits. Non seulement était-il appelé à livrer un message dont personne voulait entendre, mais Jérémie avait aussi à faire face à l’hostilité (souvent meurtrière) de ses proches. Alors qu’il endurait cette souffrance solitaire, Jérémie a mis par écrit ...