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“Where is Jesus and what is he up to?” a sermon for the 5th SUNDAY OF EASTER (18 May 2025)

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     Where’s Jesus?   In 1893, Oscar Wilde wrote a one-act play called Salome .   Here is an excerpt, where the dialogue takes place in the court of Herod Antipas, tetrarch of Galilee.   The biblical background for this scene is Lk. 9.1-9 : “Then Jesus called the twelve together and gave them power and authority over all demons and to cure diseases, and he sent them out to proclaim the kingdom of God and to heal… They departed and went through the villages, bringing the good news…   Now Herod the ruler heard about all that had taken place, and he was perplexed, because it was said by some that John had been raised from the dead, by some that Elijah had appeared, and by others that one of the ancient prophets had arisen. Herod said, “John I beheaded; but who is this about whom I hear such things?” And he tried to see him .”   Salome (1893) HEROD Concerning whom then did he speak? FIRST NAZARENE Concerning Messiah,...

Jesus strikes back: a sermon for the 4th Sunday of Easter

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     The comeback.   Easter is the ultimate comeback story.   However, unlike many movies, the Easter story isn’t simply a tale of injustice followed by revenge.   That’s too simple – and doesn’t lead to sustainable peace and justice.   This simplistic storyline – which we observe daily in the news – simply perpetuates an endless cycle of violence (think of Gaza, Ukraine, Kashmir, etc.).   So, how to “comeback” and establish a situation where justice will flourish?   Well, that’s the story that the New Testament is telling, though – I suggest – we aren’t used to reading it in quite that way.   We tend to focus on one of two poles of this complex story – either we fixate on Jesus’ Sermon on the Mount (Matthew’s Gospel), when he said to love our enemies; or, we latch on to the apocalyptic scenes in the book of Revelation, where we are presented with, among many other images, Jesus the cosmic warrior who destroys his enemies with “the swor...

le témoignage prophétique de l’église « impuissante »

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       Friedrich Nietzsche avait infâmement proclamé la mort de Dieu. [1]   Dietrich Bonhoeffer (1906—45), pour sa part, a déclaré la mort de l’Église établie.   En effet, on dirait que Bonhoeffer prenait au sérieux la critique qu’avait fait Nietzsche du Christianisme [2] , et dans ses lettres, il semble être d’accord avec son concitoyen excentrique sur le point que, à toutes fins utiles, Dieu était bel et bien mort.   C’est-à-dire que Bonhoeffer était convaincu que « la croyance en Dieu » de ses concitoyens du Troisième Reich était tout à fait absurde et ne valait rien.   Cette « croyance » ne leur a pas poussé à faire quoi que ce soit, ni pour effectuer des changements en Allemagne ni pour défendre leurs voisins Juifs.   L’existence « professée » de Dieu n’avait rien fait contre Hitler.   Bonhoeffer semble avoir été d’un même avis avec Nietzsche que « Dieu » n’avait plus de place, ni au sein de l...

Qu'est-ce que l'amour?

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     Paul – l’ « esclave » de Jésus (Rom. 1.1; Gal. 1.10) – nous a montré comment suivre un roi crucifié.   Sa rencontre avec le Seigneur ressuscité sur le chemin de Damas était en fait la « crucifixion » (voir Gal. 2.20; 6.14) de l’ « éthique » égoïste qui l’avait animé jusque-là et sa « résurrection » vers une vie nouvelle, caractérisée par le don de soi et de se mettre au service de son maître qui s’est dépouillé lui-même (voir Phil. 2.5-7; 3.4-11).   En effet, les remarques autobiographiques de Paul dans sa lettre aux Philippiens démontrent deux types de stratégie apologétique – d’un côté, l’approche de Paul avant sa conversion l’a conduit à se distinguer sur le plan intellectuel, lui permettant de jouir d’une mobilité sociale et d’un statut social élevé, et même d’un zèle qui l’avait poussé à se servir de la violence pour défendre l’intégrité de la tradition juive, et de l’autre côté, une stratégie de mobilité descend...